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26 de Julho

Frente de Libertao do Enclave de Cabinda - Assina: Wilfrid-Khozaud Pena-Pitra

COMUNICADO

FRENTE DE LIBERTAO DO ENCLAVE DE CABINDA
FRONT DE LIBRATION DE LENCLAVE DE CABINDA
FRONT FOR THE LIBERATION OF THE CABINDA ENCLAVE
( F. L. E. C )

Paris, le 26 juillet 2006
Lettre dinformation n 0518/SG/FR-07-06

Cabinda : exiger une relle ngociation de paix entre le Gouvernement angolais et un partenaire indpendant et lgitime reprsentant les intrts du peuple de Cabinda, en lieu et place dune opration de corruption gnralise et dabsolution dun suppt sujet des critiques tous azimuts de ses anciens affids.

La question de Cabinda, qui dfraya pisodiquement la chronique internationale dans les annes 1975 1988 en raison dune part, des activits de diffrentes factions du Front de Libration de lEnclave de Cabinda (FLEC) contestant la souverainet de lEtat dAngola sur Cabinda ; de lautre, des kidnapping de ressortissants europens ou amricain par une partie de celles-ci, est de nouveau un sujet dactualit depuis quaux fins, nous dit-on, de pacifier ce territoire, le Gouvernement angolais a reconnu, en fvrier dernier, tre en ngociation avec une organisation dite Forum Cabindais pour le Dialogue (FCD).

Aux termes des pourparlers qui se sont poursuivis Brazzaville (Congo) ds le 10 juillet dernier, le Gouvernement angolais a annonc, six jours plus tard, que les deux parties ont conclu un mmorandum de paix prvoyant, dans un premier temps, le dsarmement et le cantonnement des soldats du FLEC.

Ltape finale de ce processus se droulera le 1er aot prochain Namibe (une ville du Sud de lAngola) par la signature dun accord de paix octroyant Cabinda un prtendu statut spcial .

Pour mieux apprhender les enjeux des prtendus pourparlers visant rsoudre cette question de Cabinda et les motivations des protagonistes, nous souhaiterions vous prsenter un rsum factuel de celle-ci.

Limit au Nord par le Congo-Brazzaville, au Sud et lEst par la Congo dmocratique et lOuest par locan Atlantique, Cabinda est spar physiquement de lAngola de 65 kilomtres dont une quarantaine faisant partie du territoire de la Rpublique Dmocratique du Congo (RDC) et servant celle-ci, tout la fois, dunique accs la mer et de lieu de passage le plus important de son commerce ; et vingt-cinq kilomtres constitus par lembouchure du fleuve Congo.

Avant lindpendance de lAngola, le 11 novembre 1975, la distinction entre celle-ci et Cabinda tait consacre par la constitution du Portugal, la Puissance administrante des deux pays.

Cette constitution portugaise, date du 11 avril 1933 [1] et maintenue en vigueur aux termes de la loi 3/74 du 14 mai 1974 [2], indiquait, en son article 1 : Le territoire du Portugal est celui qui lui appartient actuellement et comprend : En Europe : le continent et les archipels de Madre et des Aores ; En Afrique occidentale : larchipel du Cap-Vert, la Guine, les Iles de Sao Tom et du Principe et leurs dpendances, Saint-Jean-Baptiste dAjud, CABINDA et ANGOLA ; En Afrique orientale : le Mozambique () ; En Ocanie : Timor et ses dpendances () .

Jusquen 1975, le droit international reconnut au Cabinda le statut de territoire non autonome au sens du chapitre XI de la Charte des Nations Unies et conformment aux rsolutions consensuelles A/RES/1541 (XV), A/RES/1542 (XV) et A/RES/2625 (XXV) respectivement des 15 dcembre 1960 et 24 octobre 1970, et au peuple de ce territoire le droit disposer de lui-mme.

Aprs la rvolution des illets du 25 avril 1974, sans prononcer lexclusive contre le territoire du peuple de Cabinda, le nouveau pouvoir portugais dicta plusieurs lois constitutionnelles relatives la dcolonisation de tous les territoires dOutremer , notamment :

() Le Gouvernement provisoire respectera les engagements internationaux dcoulant des traits en vigueur [3] ;

() les populations doutre-mer devront dcider de leur avenir dans le respect des principes de lautodtermination () [4] ;

() en accord avec la Charte des nations Unies, le Portugal reconnat le droit lautodtermination des peuples () ; () Le Portugal reconnat le principe de lautodtermination avec toutes ses consquences, y compris lacceptation de lindpendance des territoires dOutremer () [5].

Nanmoins, tous ces lments de fait, de droit et de politique ne purent empcher que, le 15 janvier 1975, aux termes des accords bellignes et polmognes dAlvor, lexclusion du Front de Libration de lEnclave de Cabinda (F.L.E.C), le mouvement fdrateur de lindpendantisme cabindais qui revendique sinon lindpendance, du moins la libre administration de Cabinda depuis les annes 1960, et sans pralablement consulter les populations qui y vivent, en violation de normes impratives du droit international et de la lgislation portugaise en matire dautodtermination des territoires dOutremer , le Gouvernement portugais cda le territoire de lEtat in statu nascendi de Cabinda, non point un Etat constitu, mais une coalition de cessionnaires compose de trois mouvements de libration dAngola [6] en situation de belligrance rciproque.

La question de Cabinda nest donc pas lexpression du sparatisme ; elle est la contestation pacifique et arme du peuple de Cabinda, travers notamment diffrentes organisations politiques scissionnistes du Front de Libration de lEnclave de Cabinda (FLEC), de la cession irrgulire de ce territoire lAngola en 1975 ; elle est le refus de tout un peuple daccepter lusurpation de son droit erga omnes disposer de lui-mme et de ses ressources naturelles ; cest le droit dun peuple supplant par la politique, lconomie et laffairisme en raison dimportants gisements ptrolifres de son territoire qui produisent prs de 80% des exportations officielles de lAngola, soit prs de 8 % de la consommation intrieure amricaine.

Lanalyse profonde des enjeux de cette question de Cabinda , des constantes, changements et autres contraintes de lenvironnement de ce territoire, ont fait prendre conscience notre organisation, le Front de Libration de Cabinda Originel (FLEC Originel), de la ncessit dune ngociation pour sortir de la crise.

Ainsi, aprs plusieurs annes daffrontement, le FLEC Originel prconisa publiquement, ds le dbut des annes 1990, une solution politique ngocie qui tiendrait compte des intrts du peuple de Cabinda et de lEtat dAngola, tandis que le Front de Libration de lEnclave de Cabinda / Forces Armes Cabindaises (FLEC/FAC) de M. Henriques Nzita Tiago et le Front de Libration de lEnclave de Cabinda-Renov (le FLEC/ Renov) de M. Bento Bemb, continuaient privilgier la solution arme.

Cette nouvelle orientation de laction politique propose par M. Luis Ranque Franque, Prsident fondateur du FLEC en 1963, valut celui-ci de vives critiques de la part des adeptes inconditionnels de la lutte arme, notamment M. Henriques Nzita Tiago, ancien Vice-Prsident du FLEC devenu Prsident du FLEC/FAC.

Voil pourquoi, rpondant favorablement une invitation que le Gouvernement angolais adressa toutes les organisations cabindaises, une dlgation du FLEC Originel se rendit Luanda en juin/juillet 1992 et signa avec ce Gouvernement un protocole daccord aux fins de dfinir les conditions dune ngociation ultrieure impliquant celles-ci.

A lissue de ces pourparlers, M. Venncio de Moura, vice-ministre angolais des Affaires trangres, remis, le 26 aot 1992, en main propre aux dlgations cabindaises prsentes, et adressa aux responsables des organisations indpendantistes absentes, une lettre dintention. Celle-ci indique explicitement que ladite ngociation, rpondant aux rgles du droit international en la matire, aura lieu partir du 7 septembre 1992 au Palais des Nations de Genve.

Ladite ngociation fut renvoye aux calendes grecques en raison de la situation politique angolaise conscutive aux rsultats des premires lections gnrales de septembre 1992 et lintensification du conflit arme opposant larme angolaise lUNITA.

Entre-temps, lembrouillement de la prtention indpendantiste cabindaise et labsence dun projet consensuel synergique dus aux querelles de chiffonniers, aux actions thtrales et importunes auxquelles se livraient en permanence certains prtendus chefs sopposant les uns aux autres pour le leadership de reprsentativit de ladite prtention, et autres consquences de ce fractionnisme suscit et entretenu du reste par les services secrets angolais [7] et des pays tiers, ont constitu autant de faiblesses que le Gouvernement angolais a toujours utilises pour luder des ngociations publiques avec les organisations politiques cabindaises.

Nanmoins, en fonction de ltat des relations de lAngola avec les Gouvernements des deux pays limitrophes de Cabinda, et de lintensit des combats opposant larme gouvernementale aux troupes de lUNITA, des missaires du Gouvernement angolais ont, durant plusieurs annes, rencontr clandestinement et sparment [8] des responsables de factions armes cabindaises. Lobjet de ces rencontres ntait point le rglement ngoci du conflit, mais toujours labandon de la lutte arme en contrepartie dun versement de subsides et la promesse dune intgration des combattants indpendantistes dans ladministration locale, la police ou larme.

Une dizaine dannes plus tard, en avril 2002, en faveur de laccord de paix sign entre le Gouvernement angolais et lUNITA de Jonas Savimbi, nous avons pris linitiative de ractiver le processus de pacification de Cabinda amorc en 1992 avec le Gouvernement.

Ainsi, en octobre 2002, dans un souci de clart et de recherche dun consensus cabindais, en rponse aux manipulations multiformes des services secrets angolais dans la prolifration dorganisations politiques et associatives cabindaises, et aux fins dannihiler le fallacieux, sempiternel et double leitmotiv qui sert de prtexte aux gouvernants angolais pour luder des ngociations indispensables, en lespce la question de Cabinda est une affaire intrieure et quil y aurait absence dinterlocuteur cabindais crdible , nous avons adress toutes les organisations politiques et associatives cabindaises, un document intitul Plate-forme des organisations politiques, Ecclsiastiques, Associations, Personnalits indpendantes et Chefs traditionnels cabindais adhrant au principe du dialogue et de la ngociation avec le Gouvernement angolais, en vue dune solution politique ngocie au problme de Cabinda .

Ce document a t personnellement adress au Prsident Jos Eduardo dos Santos ainsi qu son Gouvernement.

Paralllement, pour prouver la bonne foi de ce Gouvernement et mettre un terme la lgendaire rivalit entre MM Henriques Nzita Tiago et Luis Ranque Franque, les deux leaders historiques de lindpendantisme cabindais moderne, vritables incarnations tropicales africaines dEtocle et de Polynice, nous lui avons propos dorganiser publiquement, Tchiowa (ville de Cabinda) ou Luanda, une squence dite Confrence pour la Paix Cabinda : dabord une runion de concertation des Cabindais laquelle devraient tre convis, sans exclusive, toutes les tendances intrieures et extrieures de lexpression du nationalisme cabindais, les chefs traditionnels, la socit civile de lintrieur et de la diaspora et le clerg chrtien autochtone.

Avant la tenue de cette runion, le Gouvernement angolais devrait, dune part sengager publiquement garantir la scurit physique des participants ; de lautre, promulguer une loi amnistiant les actions des Cabindais ayant choisi la lutte arme pour contester la souverainet de lAngola sur Cabinda.

Cette runion devrait permettre dharmoniser les diffrentes approches de solutions au conflit latent de manire prsenter au Gouvernement angolais, lors de la ngociation proprement dite, un corps de propositions consensuelles, qui aurait eu lavantage de rsoudre le problme du prtexte d absence dinterlocuteur cabindais crdible sempiternellement invoqu.

Ensuite, louverture de la ngociation proprement dite entre le Gouvernement et des partenaires cabindais rellement en accord entre eux.

Cest cette condition que devrait tre conclu tout accord relatif loctroi officiel, nous le souhaitions vivement, dun statut dautonomie dite spciale avec transfert de comptences y affrentes aux organes de gestion du territoire, cest--dire un Gouvernement autonome et une assemble de la mme nature.

Plusieurs annes aprs lintervention de larme angolaise au Congo et au Congo dmocratique, bases arrires et logistiques naturelles des factions armes cabindaises, tous les acteurs de la scne nationaliste cabindaise, y compris ceux rputs extrmistes tel M. Nzita Henriques Tiago, se sont rsolus, a admettre que lunique alternative de lindpendantisme cabindais tait la solution politique ngocie.

Cette conviction sest affirme depuis le dcs de Jonas Savimbi et labandon de la lutte arme par lUNITA.

Si le Gouvernement angolais na pas dautre projet que celui du dveloppement de lAngola dans la paix et pour le bien-tre de tous les Angolais, pourquoi cette propension utiliser les voies de lembrouillement pour rgler la question de Cabinda ?

Que craint-il rellement ? Dautant plus quil nexiste pas en Angola dindpendantisme ouvertement affich autre que celui des Cabindais, et que le Congo et le Congo dmocratique qui soutenaient pisodiquement les diffrentes organisations de cette revendication cabindaise nont plus, aujourdhui, aucun intrt le faire.

Mais, comme son habitude, englu dans une pratique dont lembrouille, la corruption et souvent la violence par les armes semblent tre le mode privilgi de rsolution des conflits, le Gouvernement angolais sest laiss sduire par ce que ses services secrets savent bien faire : divide ut regnes.

Ainsi, pour rpondre la probable pression du monde des affaires et de ses amis amricains, sa dernire manipulation pour rsoudre la question de Cabinda est la cration du Forum Cabindais de Dialogue (FCD) et la prtendue ngociation en cours avec celui-ci.

Voici les raisons pour lesquelles, notre organisation, le FLEC Originel, affirme, sans ambages, que, dune part, le FCD flon, na pas la lgitimit ncessaire pour prtendre reprsenter et dfendre les intrts du peuple de Cabinda dans cette parodie de ngociation, tant cause des circonstances de sa cration que des motivations relles de son prsident ; de lautre, la prtendue ngociation laquelle celui-ci est partie prenante nest rien dautre quune embrouille du MPLA (parti au pouvoir en Angola depuis lindpendance, en 1975) destine prserver non point les intrts du peuple et de lEtat dAngola proprement dits, mais ceux de la corporation des affairistes de tout acabit et de ses apparatchiks.

En aot 2004, la demande du Gouvernement angolais, qui annonce pourtant publiquement depuis deux ans lradication dfinitive de la contestation arme cabindaise, et sous la conduite des services secrets de ce pays et le parrainage de quelques intermdiaires privs et associatifs probablement de bonne foi, lexclusion des autres tendances du mouvement indpendantiste cabindais, le FLEC/FAC, le FLEC/Renov, la socit civile de lintrieur reprsente par Mpalabanda ( une association de dfense des droits de lhomme ) et le clerg chrtien autochtone, se runissent clandestinement Helvoirt (Hollande), crent dabord un prtendu FLEC Runifi pour lequel MM. Nzita Tiago et Bento Bemb sont dsigns respectivement aux fonctions de Prsident et Secrtaire gnral ; ensuite un Forum Cabindais pour le Dialogue (FCD), un organe dpendant du FLEC Runifi , dont la prsidence est confie M. Bento Bemb.

Le FCD, organe du FLEC Runifi , nest donc quune coalition compose de quatre ensembles sur au moins une dizaine dorganisations structures constituant lexpression du nationalisme cabindais, bien que les deux tendances armes les plus actives de celle-ci que sont les FLEC/FAC et FLEC/Renov en fassent partie.

Entre-temps, M. Bento Bemb est interpell par la police nerlandaise et incarcr durant quelques semaines, dans le cadre dun mandat darrt international mis son encontre par la justice amricaine pour sa participation au kidnapping Cabinda, en 1990, de M. Brent Swan, un citoyen amricain employ par la Chevron, lune, sinon la principale socit exploitant le ptrole de ce territoire, une action dont le caractre dlictueux est contestable en raison des motivations politiques annonces qui lont sous-tendu bien quen dfinitive celles-ci devinrent mercantiles puisque le gain politique recherch fut nul.

Rappelons que M. Arthur Tchibassa, une personnalit qui a jou un rle secondaire dans ce kidnapping, a t arrt Kinshasa (Congo-dmocratique) le 12 juillet 2002, extrad vers les Etats-Unis o il a t jug et condamn, le 27 fvrier 2004, la lourde peine demprisonnement de 24 ans.

Laiss en libert provisoire avec interdiction de quitter le territoire nerlandais avant lexamen de la demande de son extradition signe par Mme Condolezza Rice, Secrtaire dEtat amricain, M. Bento Bemb, disparat, exfiltr par les services secrets angolais, et rapparat quelques semaines plus tard dans les deux Congo, libre de tout mouvement !

A entendre les responsables des trois autres organisations affides de la coalition FLEC Runifi , les accointances de plus en plus affiches de M. Bento Bemb avec des agents angolais et ses dclarations intempestives, conduisent M. Nzita, conformment au statut de ladite coalition, le dmettre de toutes ses fonctions de direction et lui confier celle de conseiller spcial auprs du Prsident du FLEC Runifi .

Pour rpondre ce limogeage inopportun , et aux fins de lgitimer auprs de la communaut internationale le prtendu statut spcial de Cabinda qui sera annonc le 1er aot prochain, les services secrets angolais, qui agissent quasi librement dans les deux Congo en raison du rle de garante de la stabilit des rgimes politiques en place que joue incontestablement leur arme, organisent aussitt Pointe-Noire (Congo-Brazzaville) une runion entre M. Bento Bemb et quelques Cabindais ne reprsentant ni les trois autres parties de la coalition, ni les tendances nayant pas particip au conciliabule dHelvoirt.

A lissue de cette runion, M. Bento Bemb est, bien entendu, confirm dans sa fonction de Prsident du FCD et M. Nzita dsavou.

Ainsi, trois des quatre composantes du FCD originel ne sont pas parties prenantes la parodie de ngociation en cours.

Qualifi par le Gouvernement angolais d linterlocuteur reprsentant le peuple de Cabinda dans ces pourparlers , le FDC continue faire lobjet de vives critiques.

Ainsi, des personnalits appartenant aussi bien aux trois des quatre organisations affides constituant le FCD qu celles qui ont t exclues lors de la cration clandestine de celui-ci, ont dores et dj annonc quils ne reconnaissent ni la lgitimit des ngociateurs cabindais, ni les futures conclusions desdites ngociations :

() Je nai pas t consult par les autorits angolaises concernant ces ngociations () ; () Le Forum cabindais est une commission charge de contacter les autorits angolaises pour que leur Gouvernement accepte de former une commission qui devrait ngocier avec la direction du FLEC () ; () Le FCD na pas pour mission de ngocier la destine du la nation cabindaise () ; () Le FCD est lgitime sil est constitu de membres de la direction du FLEC, de lEglise et de Mpalabanda () [9] ;

() Le Gouvernement angolais a entam des discussions avec M. Bento Bemb un des leaders du FLEC, qui nest plus membre de la direction du FCD depuis fvrier () [10] ;


() Nous, Eglise et la socit civile, navons pas t reprsents. Ce processus est condamn lchec () [11] ;

() M. Bento Bemb a dnatur la consistance mme du Forum Cabindais pour le Dialogue jusqu se lapproprier et linstrumentaliser au service de lidal du MPLA. Nous sommes tous daccord pour des pourparlers directs avec les autorits de Luanda. Mais ngociations directes ne signifient pas prostitutions ou abngations () [12] ;

() Cet accord vise torpiller, sans humanisme, les aspirations lgitimes de justice, libert et paix du peuple cabindais et tout le projet de processus du dialogue global rclam par tous les protagonistes cabindais intgres () [13] ;

() Le FLEC/FAC ne reconnat pas la lgitimit de M. Bento Bemb de reprsenter le FCD (). Nous exigeons un rfrendum pour lindpendance de Cabinda () [14] ;

(..) M. Bento Bemb travaille pour dfendre les intrts du Gouvernement angolais qui ne veut pas du tout, contrairement ce qui est annonc, concder au Cabinda un vritable statut dautonomie () [15].

Les raisons de ces critiques seraient donc les initiatives dites non consensuelles et orientes que prendrait le prsident du FCD, M. Bento Bemb dans le cadre de ses pourparlers avec les reprsentants du Gouvernement angolais.

Sous le fallacieux prtexte davoir accept une option de solution contraire aux objectifs du (prtendu) FLEC Runifi , M. Bento Bemb est accus par ses partenaires affids de la coalition de corruption active , dexcuteur dun plan prpar par le Gouvernement angolais quen missionnaire du prtendu FLEC Runifi .

En vrit, la parodie de ngociation tant mdiatise et dcrie ne serait que la rsultante dune entreprise collusoire concerte entre le Gouvernement angolais et toutes les composantes originelles du FCD ; le dsaccord entre celles-ci ne reposerait que sur la nature de la prtendue large autonomie que ledit Gouvernement avait promis daccorder lors du conciliabule dHelvoirt, et la rpartition des fonctions des uns et des autres dans la gestion de celle-ci.

Ainsi, le FCD ngociant actuel dirig par M. Bento Bemb entour quasi exclusivement de membres du FLEC Renov auxquels, pour tromper la communaut internationale et accrditer lide dune vritable ngociation avec toutes les tendances de lindpendantisme cabindais, ont t associs, sur des bases parentales, tribales et moyennant quelques subsides, des personnalits de peu denvergure de la scne nationaliste cabindaise, mais aussi des chefs traditionnels menacs de reprsailles en cas de refus, ne serait que lexpression dun complot dans un complot !

Le titre de souverainet territoriale de lAngola sur Cabinda tant vici ab initio et le mode dacquisition de ladite souverainet entach dirrgularits, le peuple de Cabinda et les mouvements qui revendiquent lautodtermination de ce territoire ont bon droit dattendre du Gouvernement angolais de vritables ngociations de paix dont le rsultat devrait, ncessairement, tenir compte des intrts de ce peuple aux fins de lui permettre daffirmer son identit dans la dignit et de manifester sa solidarit et sa fraternit avec toutes les populations dAngola.

Or, lentreprise, qui runira le mardi 1er aot prochain Namibe (Sud de lAngola) le Gouvernement angolais et une faction du FCD, et prendra fin par la signature dun prtendu accord, nest nullement une ngociation ; elle nest que la conscration dune opration de corruption de certains Cabindais la recherche dune assise sociale ou dune absolution.

Cest une parodie de ngociation parce que ledit accord nest rien dautre que lofficialisation de ce plan non ngoci, destin tromper la communaut internationale en accrditant lide selon laquelle il ny aurait plus matire contestation de la part des Cabindais.

Parodie de ngociation parce quil ny a pas dautonomie en tant que telle concde aux Cabindais, car leur territoire constitue la source par excellence de lenrichissement des apparatchiks et autres protecteurs du rgime politique en place.

En effet, concernant ce statut spcial , M. Virgilio Fontes Pereira, Ministre de ladministration du territoire et chef de la dlgation angolaise aux prtendus pourparlers prcise clairement que celui-ci (...) ne peut tre la conscration dun statut dautonomie politique que la Constitution nautorise pas () [16].

Lorsque M. Virgilio Fontes Pereira et le Gnral Rui Filomeno de S Dibala de larme angolaise, affirment respectivement que le fameux accord promet () lattribution de charges gouvernementales aux cadres du Forum Cabindais pour le Dialogue () [17] et () lintgration mrite du personnel du Forum Cabindais dans la vie nationale () [18], laveu implicite de la corruption ne peut tre mieux exprim.

Ces dclarations sont en rapport avec celles de hautes personnalits de lEtat angolais qui sont persuades que la rponse aux revendications indpendantistes cabindaises () repose sur des mesures dordre conomique et social ()" [19], par la () rsolution des problmes sociaux visant le bien-tre de la population de Cabinda () [20], () la rsolution des problmes sociaux qui affligent la population de Cabinda () [21].

Ces propos sont humiliants pour le grand peuple de Cabinda, parce quils signifient implicitement que celui-ci serait incapable dentretenir des motivations politiques, en dehors de besoins classiques auxquels sont assujettis tous les hommes : travailler, se loger, se nourrir, se vtir, etc.

Nous esprions que la ngociation avec le Gouvernement angolais trouverait sa justification dans la ncessit de pacifier Cabinda aux fins de permettre le dveloppement conomique et social de ce territoire au profit du peuple de celui-ci en solidarit avec le peuple dAngola, non point pour rcompenser une catgorie dindividus qui ont accept de dvoyer la mission originellement lgitime de leur engagement politique.

Lindpendance de cette structure (FCD) cense reprsenter les intrts du peuple de Cabinda dans le cadre de cette ngociation est donc fortement mise en cause en raison des circonstances de sa cration, de sa composition, dabsence de consensus quelle incarne et surtout des doutes sur les motivations relles de son prsident, qui espre tre absout en rpondant favorablement aux exigences des amis du pays qui demande son extradition pour y tre jug : lexploitation paisible du ptrole et autres richesses naturelles de Cabinda ne servirait plus seulement de gage des emprunts contracts par le Gouvernement angolais auprs des institutions financires internationales, denrichissements privs ; elle permettra aussi dsormais M. Bento Bemb dchapper la justice amricaine, et de continuer sa basse besogne en pourchassant tous les patriotes qui ne font pas partie du FCD flon ou qui sopposeront au diktat gouvernemental angolais concernant le statut constitutionnel de Cabinda.

Ainsi, en dpit du dsaccord de la majorit de sa coalition FCD originel, lobstination de M. Bento Bemb vouloir conclure avec le Gouvernement angolais un accord qui ne rpond nullement aux attentes du peuple de Cabinda, qui vit dans un dnuement sans nom bien que ce territoire produit plus de 80% du ptrole export officiellement par lAngola, nest rien dautre quune entreprise destine le soustraire de lpe de Damocls quest la demande dextradition qui le vise.

A dfaut de ngocier les conditions daccs la souverainet internationale pleine et entire de Cabinda, un territoire qui, dans lanalyse juridique de son statut depuis la carence collusoire du Portugal en 1975, reste un territoire non autonome, le FLEC Originel exige louverture, entre le Gouvernement angolais et un partenaire cabindais indpendant et lgitime, une vritable ngociation dont le rsultat devrait ncessairement intgrer le minimum des aspects que nous trouvons essentiels pour une solution juste la question de Cabinda : une autonomie relle avec capacit dterminer librement les rgles rgissant lorganisation et le fonctionnement des pouvoirs publics ainsi que les modalits de laction de ceux-ci sur le plan interne. En dautres termes, un Gouvernement rellement autonome dont le chef sera dsign par une assemble lue exclusivement par le peuple de Cabinda.

Sans renoncer au principe du dialogue et de la ngociation, le FLEC Originel rejette dores et dj tout accord obtenu par la contrainte, la corruption, le marchandage et, de surcrot, en labsence des principaux acteurs cabindais du conflit, tels la socit civile intrieure et de la diaspora, Mpalabanda, le clerg chrtien autochtone et surtout les deux leaders historiques de lindpendantisme moderne cabindais que sont MM. Nzita Henriques Tiago et Luis Ranque Franque, et tient ledit Gouvernement responsable des consquences qui pourraient en dcouler.

Le FLEC Originel rcuse cet accord qui nest rien dautre quune tentative de lgitimation du pillage de Cabinda avec la complicit des Cabindais, aux dpens du peuple de ce territoire, et demande solennellement au Gouvernement angolais dintercder auprs de ses amis, les Etats-Unis dAmrique, comme il semble lavoir fait pour M. Bento Bemb, afin que la justice de ceux-ci relaxe notre frre Arthur Tchibassa emprisonn en lieu et place de celui-l et de M. Tiburcio Luemba Nzinga qui sont les vritables commanditaires et bnficiaires de la discutable infraction.

Une paix sans justice, obtenue de surcrot par la satisfaction de besoins privs ou corporatistes aux dpens de lintrt gnral, est une source de conflit ultrieur.

Le FLEC Originel attire lattention de la communaut internationale, souvent encline fustiger, juste titre dailleurs, la corruption des politiques et lopacit de la gouvernance des Etats africains, afin quelle ne cautionne pas une entreprise qui ne satisfait pas aux conditions dune ngociation de paix juste, crdible et transparente.

Ne rien faire, cest laisser faire. Et laisser faire ne donne pas de lgitimit la critique.

Voil pourquoi, dfaut dune vritable ngociation de paix, et en vertu de linopposabilit de la prescription acquisitive de la souverainet de lEtat dAngola sur le territoire de lEtat in statu nascendi de Cabinda, du rejet du soi-disant principe quieta non movere qui prtend transposer en droit international la force normative des faits, autrement dit, mieux vaut consacrer une situation apparente, paisible, que de rtablir le droit du peuple de Cabinda au prix dun dsordre ; mieux vaut passer lponge sur des manquements du Gouvernement portugais des annes 1974 et 1975 relatifs au droit erga omnes du peuple de Cabinda disposer de lui-mme que den raviver le souvenir, nous continuerons, en utilisant toujours des moyens pacifiques, dnoncer la spoliation dont notre peuple est victime depuis 1975, et les tentatives de lui denier, pour la troisime fois [22], des droits politiques, notamment celui de disposer de lui-mme.

Wilfrid-Khozaud Pena-Pitra,
Secrtaire charg de la communication
Front de Libration de l`Enclave de Cabinda
(FLEC Originel) Paris, Tel : (33) 665 715 321

CONTACTS EN FRANCE

Justin D. A. Pitra Pena, 422, rue Marcel Belot, 45160 Olivet
Ml : frente.libca1963@laposte.net, j.penapitra@laposte.net et wilfrid.pp@wanadoo.fr
6 (Loiret) (33) 238 691 408 et (33) 689 222 948
6 (Paris) (33) 147 727 387 et (33) 665 715 321

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